Participation de l'AS a la surveillance d'un patient porteur d'un platre

I - Definition - indications

Le plâtre est un moyen thérapeutique de contention.
Il est mis en place pour contenir une fracture, immobiliser une articulation suite à une intervention chirurgicale ou lors d'une entorse, après une luxation ou encore pour prévenir ou corriger une position vicieuse.

II - Les differents types de platres

- Attelle ou gouttière plâtrée : 1/2 ou 3/4 circulaire, pas de risque de striction, de compression, permet aussi la réfection des pansements.
- Plâtres circulaires : grande efficacité, trés bonne contention, mais risque vasculo-nerveux important, à surveiller

III - Cadre legal

La pose du plâtre est un acte médical ; même l'IDE n'est pas habilité(e) à le poser, il ou elle ne fait que participer. L'AS en aucun cas n'est donc concerné.
L'ablation du plâtre est un acte infirmier sur prescription.
L'AS n'a donc de rôle ni dans sa pose ni dans son ablation.
Par contre, l'AS jour un rôle dans la surveillance ( notamment de l'apparition des complications dues au plâtre et leur prévention).

IV - Caracteristiques des materiaux

1) Le plâtre << Traditionnel >>
Il prend trés vite, il procure une sensation d'échauffement normale après environ 10minutes, il est entièrement sec après 36à48heures, coûte peu cher, bien malléable, mais trés lourd et friable.
Il est souvent utilisé en première intention en attendant un dégonflement du membre ou lorsque des soins locaux sont nécessaires.

2) La résine
Elle durcit en quelques minutes et est rigide ( donc séche ) en 4heures seulement. Elle coûte plus cher que le plâtre mais elle est beaucoup plus légère ( amyotrophie moindre par conséquent ).

V - Surveillance - role AS

Dans les heures et jours qui suivent la pose d'un plâtre, plusieurs éléments sont à surveiller.

       - Le séchage du plâtre : (pas de déformation, plâtre qui doit blanchir, devenir lisse, dur et résonnant à la percussion si traditionnel).

       - La douleur : cela peut être le signe d'une compression après gonflement par exemple.

       - Les phénomènes compressifs :
Cutanés : risque d'escarre sous plâtre (surveiller si plâtre tâché, si odeur fétide, si le patient                      a mal, s'il cherche à se gratter...),
Veineux : oedème et/ou cyanose des extrémités,
Artériels : extrémités blanches, froides, douloureuses
Les compressions vasculaires peuvent entraîner des rétractions et paralysies irréversibles par ischémie ; c'est ce que l'on appelle le syndrome de Volkmann.
Surveiller si douleur vive comme une brpulure, si fourmillement, si cyanose ou pâleur, froideur des extrémités ; avertir immédiatement.
      - Les complications thrombo-emboliques :
Phlébite : les signes habituels sont difficiles à déceler quand un mollet est sous plâtre ; surveiller et prévenir si crampe dans le mollet, si douleur, si orteils oedémaciés, marbrés, si pouls accéléré et température pas très augmentée (petit fébricule).
Si autorisation, penser à surélever le membre avant l'arrivée de ces signes et à favoriser le mouvement et les déplacements.
Embolie pulmonaire : Le caillot migre dans une collatérale de l'artère pulmonaire ; surveiller et prévenir si douleur thoracique, si dyspnéee, angoisse...

     - Les complications articulaires et musculaires :
Ankylose : Faire bouger les articulations saines
Amyotrophie : Faire contracter les muscles même si plâtre, solliciter dans les mouvements de la vie quotidienne.

     - L'infection sous plâtre : Surtout si présence d'escarre, de plaies ; surveiller et prévenir si douleur, odeur fétide, fièvre...


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